Everiel Antonio Loaiza Barrera (Colombia)

En Colombie, Everiel Antonio Loaiza Barrera lutte au sein de la société pharmaceutique Corpaul pour de bonnes conditions de travail. En sa qualité de délégué syndical pour Sintracorpaul, il milite pour la santé de ses collègues sur leur lieu de travail : la manipulation de produits chimiques exige une protection, une formation et des explications suffisantes. Il assiste également ses collègues en cas de conflit avec l'employeur, que ce soit par la voie du dialogue ou la voie juridique. Néanmoins, il est perçu par l'entreprise comme un fauteur de trouble. Elle l'accuse à tort de commettre des fautes sur son lieu de travail, essaie de le faire renvoyer et lui rend ainsi la vie dure.

Everiel Loaiza travaille pour l’entreprise Corpaul à Medellín. Il est membre de Sintracorpaul, un syndicat membre de l’organisation intersyndicale pour la santé collective au travail COISO, qui à partir de l’année prochaine sera partenaire de FOS-solidarité socialiste, une ONG belge. Everiel Loaiza représente la commission des plaintes et réclamations, représentant au travail le Ministère de la sécurité sociale et santé. Depuis 2012, il a assisté à des dizaines de collègues, tous victimes d'une maladie de travail ou accident de travail prétendu. La cause de ces maladies et accidents n'a pas été reconnue comme tel par la société Corpaul, les victimes risquaient dans un bon nombre de cas même d’être licenciés à cause d’une perte de capacité de travail. Le six mai 2016 Everiel Loaiza a envoyé un acte d'opposition pour persécution syndicale prétendue au Ministère de Travail dans lequel il justifie son cas minutieusement.

La législation concernant la sécurité sociale et santé au travail crée une certaine ambigüité. Conforme à la loi l'employeur doit recruter la société d'assurance préférée de ses employés, pour les assister dans la prévention des accidents de travail et maladies professionnelles, également pour donner des conseils au Comité consultatif pour la sécurité et la santé au travail quant à la gestion et prévention des risques. Dans la pratique, l'employeur choisit une société d'assurance souvent gérée par le même groupe économique d’où ils a lui-même font partie, et en plus très peu d’entreprises de l’Antioquia ont installé tel comité paritaire obligatoire. Ceci ouvre la porte pour des conflits d’intérêts entre les sociétés et les assureurs qui doivent juger l'origine de la pathologie de l'employé. Le ministère de travail n'exerce pas sa fonction d’audit afin d’atténuer l'abus.

Everiel Loaiza est intimidé sur son travail par des harcèlements, des accusations et déclarations fausses. Nous demandons que la liberté syndicale soit respectée par moyen d’une investigation qualitative des procédures engagés par Monsieur Loaiza contre Corpaul, ainsi que du respect pour la législation concernant la sécurité sociale et santé au travail. Nous réclamons qu'un Comité consultatif pour la sécurité et la santé soit installé au travail pour l’amélioration de la prévention et l'administration des risques professionnels, diminuant le nombre des victimes. Nous demandons également un système de risques professionnels plus efficace afin que les victimes soient aidés d’une manière meilleure et plus rapide.

Qu'est-ce que vous pouvez faire?

  • Envoyez une lettre à l'ambassade de Colombie via ce lien afin de retenir leur attention sur ces cas.
  • Joignez-vous à l'action Stop The Killings le 8 Décembre prochain.
  • N'hésitez pas à partager l'affiche de la campagne sur Facebook ou Twitter.