Les syndicats européens condamnent la signature de l’Accord de libre-échange Colombie-Pérou

26 juin - Malgré un changement de discours de la part de l’administration Santos, la réalité de terrain reste tout à fait inacceptable pour les travailleurs colombiens comme l’a reconnu ce mois-ci le Parlement européen. La Confédération européenne des syndicats (CES) regrette dès lors vivement la signature officielle de l’Accord de libre-échange entre le Conseil des ministres et les gouvernements colombien et péruvien. Certains eurodéputés ont réclamé un plan d’action contraignant portant sur l’amélioration des droits du travail et autres droits de l’homme et la Confédération européenne des syndicats plaide pour que ce plan soit mis en chantier avant que d’autres mesures hâtives ne soient prises.

En Colombie, des dirigeants et activistes syndicaux continuent d’être assassinés, menacés et intimidés tandis que les auteurs des faits jouissent d’une impunité quasi totale. En réalité, les niveaux de violence effroyables réduisent à néant toute promesse de libre exercice des droits fondamentaux du travail en ce compris la liberté d’association. Des résultats positifs tangibles permettant aux syndicats de se livrer à leurs activités normales sont nécessaires pour que l’UE puisse entretenir des relations commerciales conformément à ses obligations en matière de droits de l’homme découlant des traités.

Lettre de la CES concernant la proposition d’accord de libre échange Union européenne - Perou – Colombie ici.

Source: Communiqué de presse ETUC (European Trade Union Confederation)