Recit de voyage groupe CSC Jeunes aux Philippines: partie 2

Le lundi 8 février: Visite de Lepanto mines

Depuis le debut du projet, j`apprends beaucoup de choses et je suis choquée par ce qui se passe aux Philippines. Comme par exemple, aujourd’hui matin, nous sommes alleé visiter les entrées des mines d`or a Lepanto.
Premier contact, assez difficile car il y avaient des militaires de l`état et le corps de sécurite de la compagnie minière qui nous bloquait le passage.

Je me suis posée cette question : pourquoi ont-ils si peur qu`on puisse entrer ? Pourquoi tous ces secrets ? Il ne fallait pas s`attarder pour voir arriver un bus remplie d`ouvriers : ceux qui travaillaient dans la mine pour comprendre. Ils venaient de sortir de la mine d`or. Ils étaient tous épuisés et prenaient la route pour entrer chez eux. Le trajet était de 2 à 3 heures de routes et dans des conditions inconfortables. Les ouvriers travallaient en shift, c’est-a-dire 3 groupes de 8 heures chacun qui travaillent au fin fond de la mine. C’était comme un genre de fourmilière en grandeur nature qui transportaient de l`or. Et ceci profite plus à la companie elle-même qui se fait des lingots d`or qu`aux ouvriers qui n`ont que des miettes de pesos pour survivre.

En plus d’affecter leur vie et leur morale, la companie minière affecte` leur sante` parce que les déchets des produits utilisées pour l`extraction et le raffinement de l`or sont directement jetés dans une rivière . Quiconque qui s`approche est sur d`être intoxiqué`. Aucune fleur ou plantation de riz ne peut fleurir qu`au alentour de la rivière. Et il n’y a pas que cela que la mine a engendré comme effet. Au lieu de mettre des matières solides comme du beton pour soutenir les pilons, ils mettent du sable. Ceci a eu comme consequence des effondrements et une école qui a eté enseveli a cause de tout cela.

Malgré tous ces conditions de travail insoutenable, une vie misérable et intoxiquée par les déchets et les mensonges, ils continuent à garder l`espoir qu`un jour leur vie vaudra de l`or.

Malgré toute cette injustice, ils ont le sourire et partagent tout avec vous.
J`ai eu l`expérience de loger quelques temps a Lepanto chez une famille qui vit ces injustices au quotidien. Ils vivent dans des maisons où il y a le stricte minimun. Ils mangent tous les jours et a tous les repas du riz qui est leur pain quotidien.
Le pain et les autres produits alimentaires sont trop chers pour eux, c’est ainsi qu’ils cultivent leurs propres nourritures dans les jardins s’ils peuvent se le permettre .

C’est ainsi qu’ils vivent et se debrouillent, ils ont même inventé d’autres recettes a base de riz dont j’ai goûté quelques unes qui étaient vraiment délicieuses (riz au sucre avec des cacaouettes et coco).

C`est ainsi que j`en ressors plus forte de cette expérience car eux qui n`ont presque plus de vie, ont l`espoir et la persistance et cela vaut de l`or.

Jeudi 11 février: Hacienda Luisita

Certaines journées sont plus chargées que d’autres. Celle passé à l’Hacienda Luisita (07/02/2010) fut une des journée où l’on a le moins parcouru de kilomètres, où l’on a le moins marché. Cependant cette journée fut aussi physique que lourde en émotion ainsi qu’en épreuve. Nous sommes arrivé sur un lieu dont on a beaucoup entendu parlé, face a une population marqué par un massacre de masse. C’est ce genre d’endroit ou l’on arrive jamais neutre, sans appréhension, sans malaise. Dès notre arrivé l’accueil est chaleureux, convivial et presque compationel face a la route effectuée et la fatigue accumulée. C’est a se demande si c’est nous qui étions à plaindre. On se sent presque chez nous, a la différence que la on est bien mieux. Toute activité a une saveur particulière. Ce qui serait un supplice chez nous est un plaisir en ces lieux. L’idée de nous plaindre, de réclamer, de râler ne nous vienne même pas à l’esprit. Or quand on fait le bilan on a lavé notre linge à la main, dans le noir après un voyage érintant, sous le regard et les ordres de la doyenne de la famille aussi inquisitrice qu’attendrissante. On s’est lavé en pompant l’eau d’un puits, on a brûlé sous un soleil agressif lors des visites des plantations, on mange du serpent et j’en passe.
Si il est une chose à retenir c’est bien que de subir une tragédie vous pousse a plus de clairvoyance. Autant il ne seront plus jamais dupés des intentions de leurs gouvernants, employeurs et autres mais par dessus ils savent que leur vie est d’autant plus précieuse et en savourent par conséquent chaque infime aspect….

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Un ami m'avait toujours dit, "Il faut y être pour comprendre"  après lui avoir pose la question de  ce qu' est la vie aux Philippines. A présent je comprend ce qu' il a voulu dire... il faut le vivre...
Au grand jamais je ne pouvais me faire -ne serait ce qu' une infime idée -de ce qu' est la situation de vie dans cette magnifique partie des Philippines l'Hacienda Luisita.
Pour dire ce  qu' est cette superbe hacienda, ou je dirais région Colore aux senteurs épicées, malgré la pauvreté. Habitant très malins, coquins, pas radin, mais très taquin...  oui ils aiment rire !!
Parmi tout les documentaires que j ai pu regarder, tout les reportages, livres, rien Mais ABSOLUMENT RIEN ne reflète la dur realité... qui l'aurait cru...
Comment une ville aussi pauvre est frappée par la Misère peut gagner l'estime de tout le monde.
Ma permanente Rachida nous avait dit "Vous reviendrez différents" ...Je comprend a présent...
Nous saurons prisonniers éternellement a nous faire revivre les images de ce pays, la souffrance qu' ils ont vécu, ...
J appréhendais énormément, en fin de compte, les habitants sont d'une châleur irréprochable.
J'ai passe un séjour inoubliable, dorénavant cette ville a su gagner ma curiosité, et désormais je ne saurais plus jamais la même qu'autrefois.

groupe de voyage CSC Jeunes