La Belgique doit ratifier la convention des Nations Unies sur les disparitions forcées.

Bruxelles, le 17 novembre 2009. Discours à la soirée de solidarité en présence de la mère et du frère de Jonas Burgos.

Chers amis. Chères amies.

Chaque jour aux Philippines, des journalistes, des dirigeants syndicaux, des travailleurs, des paysans, des militants des droits de l'homme, des avocats, des étudiants ... sont victimes de violations des droits de l'homme. Ces 8 dernières années, depuis que la présidente Gloria Arroyo a accédé au pouvoir, les organisations des droits de l'homme ont décompté 1013 assassinats politiques et 202 disparitions pour des raisons politiques. Ainsi, l'actuelle présidente fait pire que ses prédécesseurs, y compris le dictateur Marcos.
Dans beaucoup de ces cas, il y a une forte implication des militaires, comme le dénoncent des organisations philippines des droits de l'homme, des organisations internationales comme Human Rights Watch et même le Rapporteur de l’ONU pour les exécutions judiciaires, Philip Alston. Malgré ces rapports, les assassinats et les disparitions continuent. C'est pourquoi, en Belgique, la plate-forme Stop the Killings a été créée. Via cette plate-forme, des syndicats, des ONG et beaucoup d'autres organisations travaillent ensemble afin de dénoncer ces assassinats politiques et ces disparitions.

Dans le cadre de la campagne Stop the Killings j’ai le plaisir de vous annoncer parti présente ces soir Misses Edita Burgos, la mère de Jonas et Mister Jayel Jonas, le frère de Jonas et président du Free Jonas Burgos Mouvement. Je propose de leur donner un accueil chaleureux et de leur applaudir.

Leur présence ici n’est pas seulement un appel à la solidarité mais également une demande d’action concrète de la part de la communauté internationale. C’est que le 10 décembre l’après-midi le platform Stop The Killings donnera visite au premier ministre belge Monsieur Herman Van Rompuy. Nous lui demandons si le gouvernement belge puisse ratificer la Convention Internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Cette convention adoptée par consensus à l’Assemblée Générale des nations unies le 20 décembre 2006, est le résultat du travail de centaines de familles de personnes disparues, comme la famille de Jonas Burgos.
La Convention sera un outil efficace pour aider à prévenir les disparitions forcées, pour établir la vérité sur ces crimes, pour traduire les coupables en justice et rendre justice aux victimes et à leurs familles. Dans le cas de Jonas Burgos et dans celui d'innombrables autres personnes, la ratification de la Convention et son application effective sont d'une nécessité urgente.
Afin de prendre effet, la Convention doit être ratifiée par au moins 20 pays. La Belgique peut faire la différence en ratifiant maintenant la Convention. En outre, en tant que pays présidant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, la Belgique devrait encourager les autres pays à ratifier la Convention, notamment les Philippines et d'autres pays où les principes de la Convention ne sont pas respectés.

Stop the Killings. Stop the disappearances.
Johan Fobelets, au nom de Stop The Killings.